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ETOILE !

Il était une fois un homme tellement amoureux de la planète Vénus, que chaque soir il ouvrait grand sa fenêtre pour lui déclarer sa flamme.

Un soir il entendit une voix très douce lui murmurer : « viens me rejoindre », et il sut que c’était la voix de Vénus, qui répondait à son amour.

-          Comment arriver à toi, moi qui ne suis qu’un homme ?

-          Monte sur le rayon de lune à tes pieds, et quand tu seras sur la lune, tu trouveras un autre rayon que j’ai déposé pour toi, et qui te conduiras jusqu’à moi.

Avec facilité, il monta sur le rayon, arriva à la lune, trouva le rayon de Vénus et commença à s’élever vers elle.

A mi-chemin il se dit « je rêve, un homme ne peut pas marcher ainsi sur le rayon d’une planète ».

Avec ce doute en lui, il trébucha, et tomba des milliers de kilomètres plus bas, sur Mars.

Avant de mourir, il entendit la voix de sa bien-aimée lui murmurer : « il ne suffisait pas de m’aimer ni de me faire confiance, il fallait croire en tes ressources et te faire confiance à toi même ».

Ainsi se termine le conte de l’homme qui ne savait pas que :

« Le possible est juste un petit peu après l’impossible ».

Zia Chiara


La Plage

Angela aimait, chaque matin, se promener sur la plage déserte.

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Elle laissait son esprit vagabonder, tout en regardant le mouvement des vagues, toujours le même, mais toujours différent, capables de ressembler à un lac, ou alors de se montrer redoutables.

Angela aurait aimé, elle aussi, avoir cette capacité de se transformer, ou, tout au moins, de transformer sa vie.

Mais elle n’osait pas changer de métier, de ville, d’apparence.

Un jour, elle vit arriver le long de la plage, un cavalier, accompagné de son chien.

La scène lui parut  remarquable, sans qu’elle sache très bien pourquoi.

Soudain, elle réalisa que le chien allait « au trot », exactement comme le cheval, puis au galop.

Alors, il croisa un autre chien qui passait par là, et se remit à jouer et à courir comme un chien.

Angela se demanda comment un tel comportement pouvait se produire.

Elle réalisa alors que le chien ne se demandait pas s’il pouvait ou ne pouvait pas trotter ou galoper :

il se laissait simplement porter par son envie de le faire.

Zia Chiara


Franco et les fruits magiques

Franco vivait au sommet du Mont des Fleurs : le soleil y brillait toujours et les fleurs s’épanouissaient toute l’année.

Le dimanche, il allait au marché vendre les fruits et légumes de son jardin, dont il s’occupait attentivement.

Sa mule, son chat, ses poules et son coq étaient ses  compagnons fidèles.

Un dimanche d’avril, il s’arrêta, en humant le plus merveilleux parfum du monde.

Ce parfum émanait de la corbeille que tenait celle qu’il reconnut pour être la fée Morgane.

« Ces fruits sont magiques, celui qui les mange se  transforme en la première chose qu’il touche ».

« Mais sois prudent : ils poussent seulement au mont Tigo, et ils peuvent être très dangereux ».

Dès cet instant Franco n’arrêta pas d’y penser : en les vendant, je ferai fortune.

N’y tenant plus il monta avec sa mule, épuisée, cueillit les fruits, et lui en donna un à manger : à peine il la toucha avec son unique pièce d’or que sa mule se transforma en un tas de pièces identiques.

Ne pensant qu’à sa fortune, il se remplit les poches de tout cet argent, et, de retour chez lui, fit de même avec son chat, son coq et ses poules.

Il n’allait plus au marché, ne cultivait plus son jardin, ne voyait plus personne : seul lui importait de veiller sur sa fortune.

Un jour, n’ayant plus rien à manger, il croqua un fruit magique. Puis, comme chaque jour, il prit à pleines mains ses monnaies d’or, pour les compter encore une fois.

Il sentit ses pieds se durcir, puis ses mains, et tout le reste de son corps : lui aussi devint un tas de pièces, comme ses fidèles amis, mule,chat, coq et poules.

Franco était finalement devenu sa propre fortune !

Zia Chiara